Partager l'article ! INSOLITE, BUZZ ACTUS, FAITS DIVERS !!! TREIBER ET KOH LANTA !! THIERRY HENRI ET SA MAIN EN VENTE SUR EBAY !! BORLOO SPORTIF DE HAUT NIVEAU GUIGNOLS !! ...
Non ? On nous aurait menti sur cette aventure de pacotille télévisée ?
Cette phrase, c’est en substance ce qu’affirme le fugitif Jean-Pierre Treiber, en cavale, dans deux
nouveaux courriers adressés à son amie Blandine et diffusés sur lefigaro.fr.
Ne manquant pas d'humour, ce vendeur opportuniste précise dans sa description : Objet Collector authentifié par la marque de ballon visible sur la photo.
Les enchères commencent à 1,5 euros seulement, autrement dit une "affaire" quand on sait qu'à elle toute seule, elle a qualifié la France pour la prochaine Coupe du Monde.
Pas chère non plus, car la main décisive qu'a faite Thierry Henry hier est entrée dans la légende du sport au même titre que celle de Maradona 23 ans plus tôt.
Les Irlandais pourront s'en servir, au choix, pour essuyer leurs larmes ou pour fesser l'arbitre du match !
source le post.fr
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Angle de Vue
AZFoot & Tri
Sélectif
Hugues F.J. ROLLAND arctiste
utremager@gmail.com
06 18 95 02 05
Serra di Ferro, novembre 2009
Objet : A l’heure d’une malheureuse collision médiatique entre une poussive qualif de Coupe du Monde et le scandale du procès AZF qui floue toute la société, la focalisation sur la main d’un footeux est symptomatique de la hiérarchie inconvenante dans le traitement de l’info et la tyrannie moraliste de la médiocratie internautique.
La main de Thierry Henri qui fait la Une, qui fait le buzz, qui prend une tournure d’affaire d’état. Voilà où réside le scandale. Quel angélisme dans lequel les plus pauvres intellectuels se précipite. La surmédiatisation, la multiplication des angles de caméra, miracle fait apparaître désormais un peu plus anamorphosée, la réalité du monde. Décortiquons chaque action d’un match et l’on verra des fautes, des manques de fair play de l’opportunisme à chaque instant – sans pouvoir d’ailleurs en être si sûr ; car vidéo ou non, il restera à l’homme de juger. La vidéo au rugby a mis en place une nouvelle mise en scène de la décision arbitrale, une assistance technologique, une prothèse vidéo qui dédouane en apparence d’une subjectivité irrémédiable. Le ballon a-t-il vraiment franchi par une poussée de haut en bas sous cet amas de corps la ligne d’essai ? Interprétation encore et toujours. On repousse seulement la responsabilité décisionnelle, l’homme devient un peu plus esclave de la technique, s’y confond et s’y perd. La surenchère est purement là pour répondre à la croissance des enjeux économiques dans le sport. Scandaleux oxymore.
Et puis il y a la confusion des genres, il y a une gigognerie des motivations à monter au créneau ; son désamour du sélectionneur, la déception d’une équipe passable, le sens aiguisé de la culpabilité française. Que dire de l’Angleterre de 66 sachant sur le non franchissement de la ligne du but victorieux pour le gain du titre mondial? Que dire de l’attentat du Cordonnier sur Battiston en 82 ? etc etc.
Et puis il y a la confusion des temps et des histoires. Le jugement dans le procès AZF est tombé simultanément et il passe à la trappe, la cause nationale se rive indécemment sur un coup de patte banale, débanalisée par la surmédiatisation, l’inconvenance de faire passer un acte de jeu, une appréciation défaillante d’un pauvre arbitre – et même s’il était prouvé qu’il avait favorisé pour des raisons économiques Fifesques ou personnelles, l’inconvenance demeurerait – devant des nouvelles autrement plus importantes. AZF est tue, tuée. Le peuple épingle à sa révolution un entraîneur impertinent, une star du foot pris en défaut sous la mitraille vidéaste et photographique. Ô les méchants ! Les tricheurs. Les irlandais auraient-ils commis la même chose qu’ils s’en gausseraient, il n’y a vraiment que les français pour être si mal dans leur identité – en effet parlons-en – pour évoquer la morale en haut d’un tas de fumier (le monde du sport aujourd’hui) tandis qu’ils se taisent quand des fumiers s’en tirent pour un tas de fumier qui a chimiquement explosé à la gueule d’une ville.
HfjR